mardi 18 mars 2008

les râleries et bravos rituels

message = Aujourd''hui 15 mars, j''écoutais dans ma voiture l''émission de Benoît Duteurtre. J''ai été très désagréablement choquée par l''intervention lourdissime de Jean Christophe Kerck-qui-se-croit-très-drôle, et son sujet sur les maisons de retraite où "les pensionnaires ayant terminé leurs croquettes ajustent leur sonotone " etc.....Bien ne n''étant pas encore concernée, je considère que nos anciens sont en droit de recevoir le respect dû à leur âge. Comparer leurs menus à ceux des animaux est tout simplement scandaleux! Railler l''âge avancé est le reflet d''une bien grande médiocrité de pensée et de comportement, tout à fait inapproprié à l''esprit de France Musique.C''est en tous cas tout à fait méprisable....


Chère Madame,Il y a erreur sur la personne : le chroniqueur "lourdissime, méprisable et qui se croit drôle" que vous avez entendu samedi dernier sur France Musique, ce n'est pas moi. Je n'étais ni sur les antennes, ni à Paris ce jour là, mais dans la quiétude de mes montagnes hautes-alpines. Et de toutes façons, si vous écoutez mes chroniques, vous devez savoir que ce n'est pas le style de la maison.Jusqu'à ce jour, des auditeurs venaient se plaindre à moi du journaliste indélicat auquel vous faites référence, bien que je ne sois qu'un modeste chroniqueur et n'ai certainement pas à recevoir ni à commenter de telles doléances. Mais si maintenant si on me confond avec lui, l'amalgame devient fâcheux.Bien cordialementJean-Christophe Keck

Je dois par cet e-mail faire acte de contrition. En effet, j'ai tenu Jean Christophe Keck pour responsable de ces propos odieux, et me suis aperçu qu'il y avait erreur sur la personne. Mille excuses à Lui, je suis vraiment confuse......Ma colère n'en est pas moins intacte à l'encontre de Nicolas d'Estiennes d'Orves, le véritable auteur de cette méprisable chronique, personnage lourd et vulgaire et, qui plus est, n'en est pas à son coup d'essai. Le nom qu'il porte ne lui donne pas tous les droits, mais semble lui ouvrir les portes de France Musique.... C'est là la seule explication que je trouve à sa présence sur cette radio....
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message = Eh oui courrier. Je ne pense pas être le seul à penser que la solution évidente à votre pseudo étonnement devant les pantalonnades de Nicolas d''E d''O est de vous passer de ses services sans attendre les 5 semaines que vous venez de vous annoncer.Vous nous épargneriez ses inepties qui peuvent amuser dans un cabaret mais me semblent parfaitement déplacées sur la chaîne de France musique et, comme vous le dites si bien, à une heure où vous obligez les parents à donner à leurs enfants des explications qu''ils avaient peut-être prévues pour plus tard.Je suis majeur, vacciné, pas bégueule du tout. Je trouve juste parfaitement déplacées ces contributions de votre « chroniqueur » et dans l'horaire et dans l'espace radiophonique. Qu'il se contente de fredonner ces bluettes à l'oreille de sa douce et tendre puisque vous nous avez si complaisamment fait part de son mariage. J'espère que vous vous rendez compte du TOTAL inintérêt de cette nouvelle si tant est qu'elle n'est pas une farce.Votre émission se déconsidère à conserver pareil histrion dans son équipe et cela ne m'incite certainement pas à signer la pétition en faveur de la chaîne de radio que nous aimerions aimer plus.


bonjourj''ai ecouté pour la 1er fois votre emission le 15 ou peut-on se procurerles cd des chansons diffusées vers 12h45( snob zob) ou autres ? avec mes remerciements


Le rôle de l''hypocrite vous va à merveille !Si vous ne connaissez pas à l''avance le programme du chroniqueur, vous connaissez parfaitement ce dont il est capable.Qui se ressemble s''assemble.En invitant Nicolas d''Estienne d''Orves, vous démontrez une fois de plus, votre goût pour la vulgarité.Bruno Guinet



Nous allons mettre la pipe à pépé au programme de notre chorale du club du 3ème âge ! Je vous écoute tous les samedis .



Cher Monsieur Duteurtre, Comme je suppose que quelques courriers furibards ne sauraient manquer de vous arriver après la chronique, samedi dernier, de Nicolas d''Estienne d''Orves (si tel est bien le nom du coupable), je me permets d''apporter, dans un esprit d''équilibre démocratique bien de saison, une voix destinée à faire contrepoids à l''indignation d''au moins trois mères de famille: en ce qui me concerne je vous dois, et la dette n''est pas mince, un fou-rire mémorable. L''irruption dans la très digne programmation de France Musique, et dans le luxe d''élégance verbale et même vocale du chroniqueur, d''une œuvre dont le refrain puisse être "Faites une pipe à Pépé / Avant qu''il ne la casse" m''a en effet fait sangloter de rire au volant de ma voiture au point que j''ai dû m''arrêter d''urgence sur le bas-côté pour pouvoir me tordre à mon aise sans mettre en péril la vie d''autrui. Je n''ai qu''un reproche à faire à Nicolas d''Estienne d''Orves, c''est que "Les snobs du zob", bien que méritants, faisaient pâle figure après un tel monument… Musicienne moi-même (et même déjà programmée par votre honorable station!), j''ai – comme, je n''en doute pas, vous l''avez vous-même – le plus grand respect pour France Musique et surtout pour la musique, tout court et sous toutes ses formes. Mais ce mystère qui emplit nos vies (je parle de la musique, pas de la radio. Encore que.) est trop vaste et trop grave pour qu''il soit interdit d''en rire à gorge déployée. Merci, donc, et par pitié continuez encore et toujours à apporter un peu d''autodérision à une station dont on peut, sans être injuste, avancer que ce n''est peut-être pas la qualité la plus frappante. Au nom de tous les choristes dont les blagues de carabin resteront à jamais inconnues du public, au nom de tous les spectateurs horripilés par les mises en scène d''opéra où l''exhibition d''une malheureuse soprano de 25 ans en lingerie noire tient lieu d''audace, merci. Cette chronique était drôle, ô combien – bien plus drôle que la chanson elle-même! – , mais aussi un peu plus que cela: elle allait au bout de son idée, et elle donnait droit de cité au sale gosse en nous, celui qui n''est dépourvu ni d''humour ni de violence, celui qui n''en peut plus d''aller en scène vêtu de noir et de faire les liaisons en glosant sur Fauré. Même – et surtout – s''il adore Fauré. Et faire les liaisons. Bien, bien cordialement,Marthe Vassallo.
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Vous avez retrouvé votre verve,
Je le constatai samedi avec joie,
Vous êtes sorti de votre réserve,
Tant mieux ! Et au diable les rabats-joie.

Je crus que vous étiez très malade,
Quand j’ouis votre avant-dernière chronique,
Qu’est-ce, ces soupes et musiques blafardes,
Sans gros mots ni symboles phalliques.

Je redoutai fort que ces bigotes,
Vous aient coupé les ailes et muselé,
Reniant vos chansons rigolotes,
Que vous soyez déprimé, dégoûté.

Il n’en est rien et j’en suis heureuse,
Je vous écoute avec délectation,
Le cinquième samedi et, fiévreuse,
Impatiente et avec attention,

Souriant, étonnée de votre audace,
Je n’en perds pas une miette, toute ouïe,
Je vous suis pas à pas et, tenace,
Je suis au rendez-vous, gaie et ravie.

Tel le Phoenix renaît de ses cendres,
Je vous retrouve, comme avant, Nicolas,
Dévergondé et grossier, pas tendre,
Poète dépravé et moi, j’aime ça !

A bientôt sur les ondes.

1 commentaire:

RoboBert a dit…

formidable poème...
c'est du Pucci?